Melvin MASSEAUX

Melvin MASSEAUX

D’ici le 1er janvier 2026, toutes les copropriétés devront avoir mis à jour leur règlement pour être en conformité avec les réformes récentes du droit immobilier. Cette obligation, souvent méconnue, découle de la loi ÉLAN et des évolutions du Code de la copropriété. Une étape cruciale pour éviter les contentieux, clarifier les usages des parties communes et moderniser la gestion des immeubles.

 

Une obligation issue de la loi ÉLAN

La loi ÉLAN du 23 novembre 2018 a profondément réformé le droit de la copropriété.
Elle a prévu que tous les règlements de copropriété doivent être mis à jour afin d’intégrer les nouvelles dispositions du Code de la copropriété, entrées en vigueur en 2020.
L’objectif : adapter les documents de gestion aux évolutions légales et aux nouveaux types de lots (espaces de coworking, parkings mutualisés, annexes privatives, etc.).

En pratique, cette mise à jour doit notamment :

. Identifier clairement les parties communes spéciales et communes à jouissance privative,

. Actualiser les charges et quotes-parts selon la réalité de l’immeuble,

. Intégrer les évolutions environnementales (bornes de recharge, travaux énergétiques, etc.),

. Supprimer les clauses obsolètes ou illégales issues d’anciens règlements.

 

Une échéance fixée au 1er janvier 2026

L’article 206 de la loi ÉLAN impose aux syndicats de copropriétaires de procéder à cette régularisation avant le 1er janvier 2026.
Au-delà de cette date, les règlements non mis à jour pourraient entraîner des blocages administratifs et juridiques, notamment en cas de vente, de litige ou de travaux collectifs.

Les syndics professionnels comme bénévoles ont donc tout intérêt à anticiper dès 2025 : faire appel à un notaire, avocat ou géomètre-expert, afin de vérifier la conformité du document et de le publier à jour au service de la publicité foncière.

 

Pourquoi cette mise à jour est essentielle

Au-delà de la contrainte légale, cette mise à jour est une opportunité de remettre à plat la gouvernance de la copropriété :

. Mieux répartir les charges en fonction des usages réels,

. Clarifier les zones d’entretien (balcons, toitures, jardins, etc.),

. Faciliter la prise de décision en assemblée,

. Favoriser les projets de rénovation énergétique, notamment dans le cadre du plan de rénovation des copropriétés fragiles.

Pour les syndics professionnels, c’est aussi un argument de modernisation et de conformité vis-à-vis de leurs clients, à valoriser dès maintenant dans leurs missions de conseil.

 

À retenir pour les professionnels

. La mise à jour du règlement de copropriété est obligatoire avant le 1er janvier 2026.

. Elle vise à intégrer les dispositions issues de la loi ÉLAN et à supprimer les clauses obsolètes.

. Les notaires, syndics et avocats spécialisés ont un rôle clé dans cette régularisation.

. C’est aussi une opportunité stratégique pour valoriser la gestion, anticiper les travaux et sécuriser les ventes futures.

 

 


 

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Depuis la fin officielle du dispositif Pinel au 31 décembre 2024, les investisseurs se tournent vers de nouveaux leviers pour conjuguer rentabilité et fiscalité avantageuse. Entre locatif intermédiaire, réhabilitation de l’ancien et investissements à impact énergétique, 2025 ouvre la voie à une nouvelle génération de stratégies d’investissement. Pour les professionnels de l’immobilier, il est crucial d’en maîtriser les contours pour mieux conseiller leurs clients.

 

La fin d’un cycle pour l’immobilier neuf

Le dispositif Pinel, créé en 2014 pour soutenir la construction et l’investissement locatif, a progressivement perdu de son attractivité face à la baisse des plafonds de réduction et à la hausse des coûts de construction. Sa disparition en 2025 marque un tournant : les investisseurs doivent désormais repenser leur approche, dans un contexte où les taux d’intérêt se stabilisent et où la rénovation énergétique devient une priorité nationale.

 

Les nouvelles alternatives qui se dessinent

1. Le locatif intermédiaire

Destiné aux classes moyennes, ce modèle propose des loyers plafonnés mais supérieurs au logement social, avec en contrepartie une fiscalité allégée grâce au dispositif Loc’Avantages.
L’investisseur peut ainsi bénéficier jusqu’à 65 % d’abattement sur les revenus locatifs, selon le niveau de loyer et la localisation du bien.
Ce dispositif séduit par son équilibre entre rentabilité, sécurité et engagement social, en répondant à la forte demande de logements abordables dans les grandes agglomérations.

 

2. L’investissement dans l’ancien rénové

 

Les dispositifs Denormandie et Monuments Historiques restent deux piliers de la rénovation patrimoniale.
Le premier encourage les opérations en centre-ville, avec une réduction d’impôt pouvant atteindre 21 % du montant des travaux, tandis que le second vise les investisseurs à haut patrimoine, leur permettant de déduire 100 % des dépenses de restauration de leurs revenus imposables.
Ces formules valorisent le patrimoine existant et participent à la requalification des cœurs de ville, tout en offrant un fort potentiel de valorisation à long terme.

 

3. Le Pinel Plus et les programmes durables

Bien que limité, le Pinel+ reste accessible pour certains programmes neufs respectant des critères exigeants : surface minimale, espace extérieur, double exposition et haute performance énergétique.

Parallèlement, les programmes RE2020, les résidences bas carbone ou les opérations à énergie positive gagnent en popularité.
Ils répondent aux nouvelles attentes du marché : des biens plus confortables, moins énergivores, et mieux valorisés à la revente.

 

D’autres pistes à surveiller

. Le Bail Réel Solidaire (BRS) : il permet d’acquérir un bien neuf à un prix 20 à 40 % inférieur au marché, grâce à la dissociation du foncier et du bâti. Une solution innovante pour les primo-investisseurs et les zones tendues.

. La Location Meublée Non Professionnelle (LMNP) : toujours très plébiscitée, elle séduit pour ses amortissements comptables, sa souplesse fiscale et la rentabilité supérieure qu’elle offre, notamment dans les résidences gérées (étudiantes, seniors, tourisme).

. Les SCPI fiscales : accessibles dès quelques milliers d’euros, elles permettent de mutualiser le risque locatif tout en profitant d’une réduction d’impôt immédiate, le tout sans gestion directe du bien.

 

 


 

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Face à une crise immobilière sans précédent, marquée par une chute des constructions neuves et une pénurie de logements disponibles, le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, a présenté un plan d’urgence national pour redonner un souffle au secteur. Ce dispositif, attendu par toute la filière, vise à simplifier la construction, encourager l’investissement locatif et rétablir la confiance entre acteurs publics et privés.

 

Un constat alarmant : la France manque cruellement de logements

Avec moins de 280 000 permis de construire délivrés sur un an, la production de logements atteint son plus bas niveau depuis 25 ans. Dans certaines métropoles, les délais d’accès à un logement dépassent 18 mois, tandis que les loyers continuent de grimper. Vincent Jeanbrun n’a pas mâché ses mots : 

« Le marché du logement est dans un état catastrophique, nous devons agir vite. »

 

Les grands axes du plan d’urgence

Le plan présenté s’articule autour de quatre priorités concrètes :

  1. Relancer la construction neuve

    • Simplification des permis de construire et réduction des délais administratifs.

    • Incitations fiscales pour les promoteurs qui intègrent des logements abordables.

  2. Redonner confiance aux bailleurs privés

    • Création d’un statut officiel du bailleur privé pour sécuriser la location longue durée.

    • Allègement fiscal sur les revenus locatifs pour les biens rénovés ou performants énergétiquement.

  3. Favoriser la rénovation énergétique

    • Renforcement de MaPrimeRénov’, élargie aux copropriétés et aux bailleurs.

    • Accompagnement renforcé des ménages via un guichet unique territorial.

  4. Rééquilibrer le marché locatif

    • Réévaluation du plafonnement des loyers dans les zones tendues.

    • Soutien à la transformation de bureaux vacants en logements.

 

Une concertation élargie avec les professionnels

Le ministère prévoit une grande concertation nationale avec les réseaux d’agences, les promoteurs, les bailleurs et les collectivités.
Objectif : adapter le plan aux réalités du terrain et garantir une mise en œuvre rapide dès début 2026.
Les premiers décrets sont attendus avant la fin de l’année 2025.

 

À retenir pour les professionnels de l’immobilier

. Des nouvelles opportunités pour les investisseurs et agences de gestion locative.

. Des simplifications administratives qui pourraient accélérer les ventes en VEFA et les programmes neufs.

. Un statut du bailleur privé qui pourrait redéfinir le marché de la location longue durée.

. Des aides renforcées à la rénovation, à valoriser dans les argumentaires commerciaux.

 

 


 

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Depuis le 1ᵉʳ octobre 2025, le gouvernement a durci le cadre autour du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Objectif : fiabiliser les annonces, responsabiliser les professionnels, et accélérer la rénovation du parc immobilier français. Les contrevenants s’exposent désormais à des amendes pouvant atteindre 15 000 €.

 

Un DPE désormais incontournable

Le DPE n’est plus une simple formalité : il devient une pièce maîtresse de toute transaction immobilière.
Que ce soit pour la vente, la location ou même la publicité d’un bien, l’affichage de la classe énergétique est obligatoire et vérifiable.
Chaque annonce doit mentionner :

. La classe énergie (de A à G),

. La classe climat,

. Et la consommation annuelle estimée en kWh et en euros.

Les contrôles se multiplient, notamment sur les plateformes de diffusion, afin de sanctionner les publications non conformes ou trompeuses.

 

Des sanctions dissuasives

Le décret du 1ᵉʳ octobre prévoit des amendes administratives allant jusqu’à 15 000 € pour les professionnels diffusant une annonce sans DPE ou comportant des données volontairement erronées.
Les agences et mandataires sont tenus de vérifier la validité du diagnostic avant toute diffusion — un simple “oubli” ne sera plus excusable.

Exemple : une annonce sans mention DPE sur un bien ancien est passible d’une amende dès le premier constat par la DGCCRF.

 

Vers un parc plus vert et plus transparent

Cette évolution s’inscrit dans une stratégie globale : la lutte contre les passoires thermiques et l’objectif de neutralité carbone à horizon 2050.
Les logements classés G seront progressivement interdits à la location d’ici 2028, et les propriétaires sont encouragés à rénover dès maintenant pour éviter une dévalorisation de leur bien.

Les agences, elles, doivent adapter leurs process :

. Mise à jour automatique des annonces sur les portails,

. Vérification des diagnostics à la prise de mandat,

. Accompagnement des propriétaires dans leurs démarches énergétiques.

 

À retenir pour les professionnels

. Le DPE est désormais obligatoire et contrôlé pour toute annonce immobilière.

. Les sanctions peuvent aller jusqu’à 15 000 €.

. La conformité énergétique devient un argument commercial majeur.

. Accompagner vos clients dans la mise en conformité, c’est aussi protéger votre agence.

 


 

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Dans un contexte où les vendeurs sont de plus en plus sollicités, la prospection agressive montre ses limites. Pour se démarquer durablement, les professionnels doivent désormais miser sur une approche plus fine : écoute, posture de conseil, et relation de confiance.

 

1. Capter l’attention sans paraître insistant

Les vendeurs reçoivent des dizaines de messages dès qu’ils publient une annonce. Certains sont ignorés, d’autres supprimés sans même être lus. Pourquoi ? Parce que la plupart des approches sont trop directes, trop génériques, ou donnent une impression de “copier-coller”.

Ce qui fonctionne en 2025 :

. Un message personnalisé et contextualisé : “Bonjour M. Durand, j’ai vu votre bien rue des Acacias…”

. Un ton humain et non intrusif

. Une proposition de valeur claire mais sans pression : estimation offerte, conseil neutre, comparaison marché…

La première impression doit être : 

“Cette personne me parle à moi, pas à 200 autres”.

 

2. Inspirer confiance avant même de parler mandat

Le vendeur ne veut pas vous confier son bien : il veut d’abord savoir si vous êtes digne de le représenter. Plutôt que de parler de votre taux de succès ou de votre base acquéreurs, commencez par :

. Comprendre son projet : pourquoi il vend, depuis quand, à quel horizon.

. Poser les bonnes questions, sans jugement.

. Apporter un éclairage immédiat sur la réalité du marché local ou les délais constatés.

C’est cette posture de professionnel conseil qui enclenche la bascule : la personne cesse de vous voir comme un commercial et commence à vous considérer comme un allié.

 

3. Être présent au bon moment (pas tout le temps)

La clé n’est pas d’insister — c’est d’être visible au bon moment dans le parcours de réflexion du particulier. Certains vendeurs veulent signer dès la première semaine, d’autres prennent un mois pour y réfléchir.

D’où l’intérêt de mettre en place un système de prospection intelligent : une prise de contact douce au départ, puis une relance discrète, mais régulière. Pas pour vendre. Pour rester dans le paysage mental du prospect.

 

Marketing Immobilier : la prospection SMS pensée pour inspirer la confiance

Pour accompagner cette évolution des méthodes de prospection, le service Marketing Immobilier a été conçu spécifiquement pour les pros de l'immobilier souhaitant créer du lien plutôt que forcer la main.

 

Le principe est simple :
. À chaque fois qu’un particulier publie une annonce dans votre secteur (vente ou location), deux SMS personnalisés lui sont envoyés automatiquement.
. Le message est à votre nom, rédigé avec soin pour inspirer la confiance et inciter à l’échange.
. L’envoi est discret, mesuré, sans insistance, avec un ton respectueux de l’interlocuteur.

 

Objectif : décrocher plus de rendez-vous vendeurs, sans user votre image, ni perdre de temps en prospection chronophage.

Et surtout : ce service est exclusif à un professionnel par secteur, pour garantir son efficacité et éviter toute saturation locale.

 


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Face à l’envolée des coûts de diffusion sur les grands portails, de plus en plus d’agents immobiliers cherchent des solutions pour rester visibles… sans se ruiner. Entre stratégies alternatives, canaux gratuits et nouvelles plateformes, comment publier efficacement ses annonces sans plomber son budget marketing ? Cet article fait le point sur les vraies options disponibles.

 

Les portails payants : une domination… qui coûte cher

Depuis plus d’une décennie, les grands portails immobiliers (SeLoger, Leboncoin, Bien’ici…) occupent le haut du podium en matière de visibilité. Rien d’étonnant : ce sont souvent les premiers réflexes des acheteurs.
Mais cette domination a un prix : entre abonnements mensuels, options de mise en avant, multi-diffusion, les coûts s’envolent facilement à plusieurs centaines, voire milliers d’euros par mois pour les agences.

À cela s’ajoute une pression constante sur le retour sur investissement :

. Plus de concurrence pour chaque annonce,

. Moins de visibilité organique sans option payante,

. Et une dépendance à des algorithmes de classement parfois flous.

 

Réseaux sociaux, site d’agence, Google… quelles alternatives ?

Pour sortir de cette dépendance, de nombreux professionnels explorent d’autres canaux :

. Pages Facebook ou Instagram, pour les contacts locaux,

. Google Business Profile, pour le référencement naturel local,

. Portails propres aux réseaux ou franchises, en complément des grands agrégateurs,

. Sites d’agence optimisés SEO, qui permettent de générer du trafic en direct (mais demandent du temps et un bon travail éditorial).

Mais soyons honnêtes : ces canaux demandent du temps, des compétences techniques, et une régularité que peu d’agents peuvent maintenir seuls sur la durée.

 

Monbien : la solution gratuite pour diffuser toutes vos annonces

Dans un secteur où chaque diffusion d’annonce se paie au prix fort, Monbien apporte une bouffée d’air frais aux professionnels. Ce portail immobilier 100 % gratuit a été conçu pour redonner aux agences et mandataires la maîtrise de leur visibilité, sans frais, sans engagement et sans compromis sur la performance.

 

Concrètement, Monbien vous permet de :

. Publier toutes vos annonces sans limite et sans débourser un centime.

. Mettre à jour automatiquement votre portefeuille grâce à des passerelles simples d’utilisation.

. Gagner en visibilité locale grâce à un référencement optimisé sur les moteurs de recherche.

. Recevoir directement les contacts acheteurs ou locataires, sans commission ni intermédiaire.

. Valoriser votre image professionnelle, sur une plateforme exclusivement dédiée aux acteurs de l’immobilier.

 

 

Avec Monbien, vous conservez 100 % de vos prospects, vous réduisez drastiquement vos coûts de diffusion et vous donnez à vos annonces la visibilité qu’elles méritent.

 

 


 

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Après des trimestres difficiles, le marché immobilier ancien affiche une reprise encourageante au troisième trimestre 2025. Volumes de ventes en hausse, prix qui remontent… mais cette embellie s’accompagne de signes de fragilité. Entre disparités régionales, pression sur les taux et offre encore restreinte, les professionnels doivent naviguer avec prudence.

 

Une reprise structurelle, pas seulement conjoncturelle

Le réseau Century 21 relève une hausse de +8,1 % pour les appartements et +10,1 % pour les maisons sur un an pour le T3 2025. De son côté, Laforêt fait état d’une progression de +16 % du volume de ses transactions sur la même période.

Ces chiffres témoignent d’un regain d’activité confirmé, porté par un double mouvement :

. Les taux de crédit sont redevenus plus « normaux » (autour de 3,08 % sur 20 ans). 

. Les vendeurs semblent accepter davantage de décalages de prix pour conclure.

 

Prix en hausse, mais mesurée et sélective

Sur un an, les prix des appartements s’établissent en hausse de +4,3 %, ceux des maisons à +2,7 %. Le prix moyen tous biens confondus atteints 3 405 €/m². Cependant, cette progression n’est pas homogène : Paris par exemple affiche une hausse de +6,5 %, tandis que certaines villes moyennes comme Dijon ou Biarritz enregistrent des baisses imputables à des déséquilibres locaux.

 

Demande forte, offre limitée : un défi structurel

La demande continue de progresser : selon Laforêt, les projets d’achat augmentent de +20 % sur un an, avec une orientation nettement plus forte vers les appartements que les maisons. Mais le hic : l’offre peine à suivre. Le stock de biens disponibles ne progresse que modérément (+10 % sur 12 mois), et reste insuffisant face à la montée des acheteurs actifs.

 

Délais de vente à la hausse : une alerte à ne pas sous-estimer

Autre facteur à surveiller : les délais de vente s’allongent. En T3 2025, il faut en moyenne 95 jours pour vendre un appartement, et 102 jours pour une maison, soit une progression de 5 jours en un an. Ce phénomène traduit une plus grande sélectivité du marché, où les biens mal positionnés ou énergétiquement défaillants peinent à trouver preneur.

 

Risques et incertitudes à garder à l’œil

À côté des signaux positifs, plusieurs points de vigilance subsistent :

. Une tension sur les taux d’intérêt qui pourrait freiner la demande

. Des inégalités territoriales fortes entre zones urbaines et rurales

. Une offre neuve toujours trop faible pour relâcher la pression sur l’ancien

. L'inflation, les coûts de construction et la réglementation pouvant peser sur les projets

Comme le rappelle Charles Marinakis, président de Century 21 : 

« Seul point de vigilance : il ne faudrait pas que la hausse des prix soit trop forte et durable ».

 

 


 

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Dans le récent remaniement ministériel orchestré par Sébastien Lecornu, Vincent Jeanbrun a été nommé ministre de la Ville et du Logement à compter du 12 octobre 2025. Une nomination qui intervient alors que le secteur immobilier est confronté à de nombreux défis : logement social, rénovation urbaine, crise des copropriétés… Quels enjeux pour les professionnels ? Retour sur un choix politique fort.

 

Un profil politique en ascension

Vincent Jeanbrun, âgé de 41 ans, est député du Val‑de‑Marne depuis 2024 et ancien maire de L’Haÿ‑les-Roses. Il a également occupé des responsabilités régionales et départementales.
Sa nomination au sein du gouvernement Lecornu II confirme son virage vers des fonctions nationales stratégiques.

 

Un poste à enjeux multiples

Le nouveau ministère combine deux volets essentiels pour l’immobilier professionnel :

. La ville, c’est-à-dire les quartiers prioritaires, la cohésion sociale, la politique urbaine.

. Le logement, qui couvre la production de logements neufs, la rénovation énergétique, la régulation locative, l’accès au logement pour tous.

Dans un contexte où les normes environnementales, les coûts de construction et les attentes des collectivités sont en pleine mutation, ce ministère sera au centre des débats.

 

Défi immédiat : répondre aux attentes des professionnels

Pour les acteurs de l’immobilier— promoteurs, agences, bailleurs — cette nomination suscite plusieurs interrogations :

. Quelle politique de soutien au logement social sera poursuivie ou renforcée ?

. Comment seront coordonnées les efforts de rénovation énergétique, notamment via les dispositifs comme MaPrimeRénov’ ?

. Quelle place pour la densification urbaine, la mixité ou l’équilibre territorial ?

. Comment le ministére entend-il simplifier les processus administratifs (permis de construire, normes) en tension ?

Jeanbrun hérite d’un portefeuille délicat, dans un contexte de crise du logement et de rigidités structurelles.

 

Réactions & anticipations

Le passage de témoin n’est pas sans controverse. Certains observateurs soulignent qu’Éric Woerth, qui assurait le ministère du logement de façon intérimaire, laisse une charge lourde. D’autres saluent l’arrivée d’un homme jeune et techniquement aguerri, capable de porter une vision renouvelée pour le logement. La composition du gouvernement confirme la volonté de Lecornu de donner une place accrue aux Républicains, malgré les tensions internes.

 

 


 

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Après une panne massive et une semaine de bug, la plateforme MaPrimeRénov’ est à nouveau opérationnelle depuis le 7 octobre 2025. Cependant, la réouverture s’accompagne d’un lot de mauvaises nouvelles : des milliers de dossiers seront instruits en 2026, faute de budget disponible cette année. Pour les professionnels de la rénovation et de l’immobilier, cet aléa administratif compromet des projets, teste la patience des ménages… et oblige à repenser la planification des interventions.

 

Une réouverture sous pression, un trafic multiplié

 

Après plus d'une semaine d'arrêt complet, le portail monprojet.anah.gouv.fr est enfin de retour. Mais la reprise a tourné à la surcharge : 150 000 connexions enregistrées en deux heures, contre une moyenne de 15 000 habituellement. Résultat : l’expérience utilisateur s’est à nouveau dégradée, entre ralentissements, bugs d’accès et délais de dépôt rallongés.Un effet domino : des dossiers repoussés à 2026

« On s’attendait à une reprise progressive, mais pas à un tel engorgement. Nos équipes ont dû repousser plusieurs rendez-vous techniques »,  déclare Camille Thomas, présidente du réseau Rénomar.

 

Une réalité budgétaire : 2025 est déjà plein

Le bug informatique a mis en lumière un point beaucoup plus structurel : le budget alloué pour MaPrimeRénov’ 2025 est déjà consommé. L’Agence nationale de l’habitat (Anah) avait prévu de financer environ 62 000 rénovations performantes. Or, plus de 71 800 dossiers ont été validés, et près de 30 000 supplémentaires sont en attente de financement.

Ces projets seront bel et bien instruits… mais reportés sur l’enveloppe 2026. Cela pose de nombreuses questions sur les délais de réalisation des travaux, les devis déjà signés, et les conséquences pour les artisans et entreprises du bâtiment.

 

Des répercussions pour les professionnels

Pour les artisans, c’est un casse-tête : faut-il engager les chantiers sans avoir l’assurance d’un financement immédiat ? Et pour les agents immobiliers, la rénovation devient à nouveau une variable incertaine dans les compromis et les délais de vente. Les logements classés F ou G risquent de rester plus longtemps sur le marché si les acheteurs ne peuvent pas budgéter sereinement leurs travaux.

« Le problème, c’est que les aides sont là, mais pas au bon moment. Cela fige des projets, cela décale des ventes, cela ralentit des locations »,  explique Laurent Nataf, président de Homélior.

 

Des règles plus strictes et un ciblage renforcé

Autre information importante : les nouvelles conditions d’éligibilité sont plus restrictives. Désormais, seuls les bouquets de travaux visant un saut énergétique significatif seront aidés. Les rénovations “par geste unique” (isoler les combles, changer une chaudière seule…) sont de plus en plus exclues du dispositif.

Cette orientation, bien qu’écologique, complique l’accès pour les ménages modestes et les petits propriétaires bailleurs, qui peinent à financer des rénovations globales coûteuses.

 

Une incertitude persistante pour 2026

Le budget 2026 de MaPrimeRénov’, voté dans le cadre du projet de loi de finances, devrait permettre de reprendre les dossiers gelés… mais il faudra répartir les fonds entre anciens et nouveaux projets. Si la demande reste aussi forte, de nouveaux délais d’attente sont à craindre, notamment au 1er trimestre 2026.

Côté entreprises, certains réseaux de rénovation appellent à la création d’un système plus lisible et prévisible, à l’image des Certificats d’Économie d’Énergie (CEE), avec une visibilité pluriannuelle.

 

 


 

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À un mois du salon RENT 2025, l’effervescence monte parmi les professionnels de l’immobilier. Les 5 et 6 novembre prochains, Paris Expo Porte de Versailles accueillera deux jours d’innovation, d’affaires et d’inspiration, où l’intelligence artificielle et l’humain seront au cœur des débats. Le salon promet d’aller au-delà des gadgets technologiques pour poser les fondations du métier immobilier de demain.

 

L’IA n’est plus le futur, elle est le présent

« L’an dernier, on voyait l’intelligence artificielle arriver à grande vitesse. Cette année, elle est partout ! », Stéphane Scarella, directeur du salon RENT

 

Sous la baseline évocatrice “IA, meilleure amie ou meilleure ennemie ?”, le salon invite les acteurs du secteur à intégrer l’IA dans tous les secteurs : transaction, gestion locative, marketing, CRM, relation client… L’idée : faire de la technologie un allié — mais sans remplacer l’expertise humaine.

 

L’humain dans la boucle : innovation avec sens

Malgré l’omniprésence technologique, RENT 2025 s’attache à replacer l’humain au cœur de l’équation. Le Gala de Solidarité de la Proptech, relancé cette année, symbolise cette ambition de faire converger innovation et valeurs humaines. 

L’enjeu est clair : la technologie pour servir la relation, et non la remplacer.

 

Promoteurs, redynamisation & impulsions nouvelles

Pour cette édition, les promoteurs reviennent sur le devant de la scène, porteurs d’innovations dépassant le simple bâtiment technologique. « Ils reviennent aujourd’hui prêts à présenter des innovations qui dépassent la seule technologie », explique Scarella. En parallèle, l’espace HR Connect fait son apparition : un hub dédié au recrutement, aux outils RH, au matching de talents et à l’emploi dans l’immobilier. C’est aussi une réponse directe aux besoins d’équipes renforcées dans un secteur en pleine mutation.

 

De Paris à l’international : RENT 2025 en expansion

RENT ne se cantonne plus à la capitale : après des éditions déjà organisées à Madrid et Lausanne, le salon renforce sa dimension internationale. À Paris, ce sont 12 000 visiteurs et plus de 400 exposants attendus. « Nos exposants repartent avec le carnet de commandes rempli, des outils concrets et une énergie renouvelée », indique le directeur.

 

Ce cosmopolitisme permet aux participants d’élargir leurs perspectives et de capter les technologies ou pratiques émergentes hors de leurs frontières.

 

 


 

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