Immobilier ancien : 951 000 ventes, la reprise s’essouffle et les prix reculent

Immobilier ancien : 951 000 ventes, la reprise s’essouffle et les prix reculentLe marché immobilier ancien français progresse encore sur un an, mais la dynamique de reprise perd de sa vigueur. Dans leur note de conjoncture publiée le 22 octobre 2026, les Notaires de France comptabilisent 951 000 ventes de logements anciens sur les douze mois achevés fin août, hors Mayotte. Ce volume représente une hausse de 3,6 % sur un an, très éloignée du rythme proche de 13 % observé fin 2025. Les prix, eux, reculent de 0,8 % sur un an au deuxième trimestre 2026 en France métropolitaine. Pour les agences, le message est clair : le marché reste actif, mais les mandats ne se transformeront pas automatiquement en ventes.951 000 ventes : une progression qui perd son élan

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Après le redressement engagé à l’automne 2024, le nombre de transactions s’est installé sur un palier. Les 951 000 ventes enregistrées sur douze mois constituent toujours une progression par rapport à l’année précédente. Mais cette croissance ralentit nettement et les notaires envisagent, si la tendance se poursuit, un retour autour de 920 000 transactions en fin d’année. Cette dernière valeur est une projection, pas un résultat déjà constaté.

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La note souligne surtout le décalage entre l’existence de projets immobiliers et leur concrétisation. Les candidats acquéreurs prennent davantage de temps, négocient et parfois repoussent leur achat. En face, certains propriétaires refusent de réviser leur prix et préfèrent différer leur mise en vente. L’enjeu pour les agences n’est donc pas seulement d’obtenir des contacts : il est de rapprocher des attentes de prix qui ne convergent plus spontanément.

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Pour un dirigeant d’agence, cela invite à suivre de près les délais de vente, les écarts entre prix de mandat et prix signé, le taux d’offres refusées et les motifs d’abandon des dossiers. Ces indicateurs peuvent être plus révélateurs que le seul nombre de biens en portefeuille.

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Les maisons corrigent davantage que les appartements

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Les indices Notaires-INSEE montrent une baisse de 1 % des prix des logements anciens entre le premier et le deuxième trimestre 2026 en France métropolitaine. Sur douze mois, le recul atteint 0,8 %. Les maisons enregistrent une diminution annuelle de 1,3 %, tandis que les appartements sont presque stables, à −0,1 %.

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Ces moyennes ne doivent pas être transposées mécaniquement à chaque commune. Un marché de centre-ville bien desservi, une périphérie dépendante de l’automobile et un secteur rural n’obéissent pas aux mêmes déterminants. Le DPE, l’état des travaux, la qualité de l’emplacement et les charges de détention continuent de produire des écarts importants entre biens comparables en apparence.

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Les notaires signalent par ailleurs que la part des logements vendus avec une étiquette C a progressé. Au deuxième trimestre 2026, elle atteint 27 % des ventes, contre 23 % un an plus tôt. Il serait pourtant imprudent d’en déduire une amélioration équivalente de la qualité physique du parc : les évolutions méthodologiques du DPE, notamment pour les petites surfaces et le chauffage électrique, influencent aussi les classements. Pour les professionnels, l’étiquette doit rester un point de départ, jamais une explication suffisante de la valeur.

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Financement et prix de mandat : deux points de vigilance

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Le contexte du crédit renforce la prudence des acquéreurs. Les notaires rappellent que le taux moyen des nouveaux prêts à l’habitat était de 3,32 % en août 2026, contre 3,30 % en juillet, et alertent sur les risques d’une nouvelle remontée. Le scénario d’un taux dépassant 4 % est évoqué comme un risque, et non comme le taux moyen déjà observé sur les prêts signés.

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Pour les négociateurs, trois réflexes s’imposent : qualifier la capacité de financement avant de multiplier les visites, documenter les estimations par des ventes comparables réellement conclues et organiser des points réguliers avec les vendeurs lorsque la commercialisation s’allonge. Une offre inférieure au prix affiché n’est pas nécessairement un désaveu du bien : elle peut traduire le niveau de solvabilité actuel des acquéreurs.

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Les avant-contrats étudiés par les notaires suggèrent une stabilisation des prix à l’automne. Ce signal ne garantit toutefois pas une accélération des volumes. En cette fin d’année 2026, la qualité de la découverte acquéreur, le suivi des projets et la justesse du prix de départ redeviennent des leviers décisifs de transformation commerciale.

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SOURCES

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Notaires de France (22/10) : https://www.notaires.fr/fr/article/tendances-et-evolutions-des-prix-de-limmobilier-au-2e-trimestre-2026

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Conseil supérieur du notariat : https://www.csn.notaires.fr/fr/les-communiques-de-presse

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MySweetImmo (23/10) : https://www.mysweetimmo.com/2026/10/23/immobilier-les-prix-baissent-mais-la-reprise-sessouffle/

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