Immobilier ancien en Île-de-France : les ventes reculent de 2 %, les maisons davantage touchées

La reprise du marché immobilier francilien demeure fragile. Dans leur dernière publication du 29 octobre 2026, les Notaires du Grand Paris recensent 33 660 ventes de logements anciens entre juin et août 2026, soit 2 % de moins que sur la même période un an plus tôt. Les maisons subissent un recul plus marqué que les appartements, tandis que les prix poursuivent leur ajustement. Pour les agences immobilières, ces chiffres appellent à une lecture fine des marchés locaux, loin des discours uniformes sur le retour de la croissance.

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Un marché qui ralentit, mais reste au-dessus de son niveau de 2024

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Le chiffre principal est sans ambiguïté : 33 660 transactions dans l’ancien, en baisse de 2 % sur un an. Le recul atteint 5 % pour les maisons et 1 % pour les appartements. Il faut toutefois garder un repère historique : l’activité demeure supérieure de 13 % à celle observée entre juin et août 2024.

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Le mouvement n’est pas homogène. Deux départements résistent : la Seine-Saint-Denis, où les ventes progressent de 3 %, et le Val-de-Marne, en hausse de 2 %. Ailleurs, le bilan annuel est négatif : -2 % à Paris, -4 % dans les Hauts-de-Seine et jusqu’à -7 % dans le Val-d’Oise.

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La distinction entre appartements et maisons est particulièrement importante pour les professionnels. Sur le segment des maisons, l’activité recule dans presque tous les départements, à l’exception de la Seine-Saint-Denis (+1 %). Les baisses atteignent 9 % dans le Val-de-Marne et 10 % dans le Val-d’Oise. À l’inverse, les ventes d’appartements progressent dans certains territoires, notamment en Seine-et-Marne (+7 %).

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Pour les agences présentes sur plusieurs secteurs, un seul indicateur régional ne suffit donc plus à décrire la réalité de leur portefeuille.

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Des prix encore orientés à la baisse, sans correction brutale

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À fin août 2026, les prix des logements anciens franciliens affichent une diminution de 1 % sur un an. Les appartements s’établissent en moyenne à 6 170 euros par mètre carré en Île-de-France (-0,7 %) et à 9 590 euros par mètre carré à Paris (-0,5 %).

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Pour les maisons, le prix de référence ressort à 323 900 euros à l’échelle régionale, en recul de 1,6 %. L’ajustement est légèrement plus prononcé en Grande Couronne (-1,8 %) qu’en Petite Couronne (-1,3 %).

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Ces évolutions modérées peuvent donner l’impression d’un marché stabilisé. Elles masquent pourtant des négociations et des rythmes de commercialisation très différents selon les communes, les typologies de biens et les budgets des acquéreurs.

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Les avant-contrats analysés par les notaires suggèrent, à l’horizon de novembre, un recul annuel de 0,8 % pour les appartements franciliens. Pour les maisons, ils anticipent au contraire une légère hausse annuelle de 0,3 %. Il s’agit de projections, non de résultats acquis.

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Ce que les agents immobiliers doivent retenir

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Premier enseignement : la qualité de l’estimation devient déterminante. Dans un environnement où les volumes se contractent et où les prix évoluent peu, un mandat positionné trop haut risque de prolonger inutilement les délais de vente. Les références locales et récentes restent plus pertinentes qu’une moyenne régionale.

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Deuxième enjeu : le suivi des acquéreurs. La remontée graduelle des taux de crédit immobilier, également signalée par les notaires, réduit les marges de manœuvre de certains ménages. Actualiser les plans de financement, vérifier la solvabilité et identifier rapidement les ajustements de budget sont essentiels pour transformer les visites en offres.

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Enfin, les professionnels doivent adapter leur communication aux différences territoriales. Un marché de maisons en Val-d’Oise n’obéit pas nécessairement à la même dynamique qu’un marché d’appartements en Seine-et-Marne. La capacité à expliquer ces écarts aux vendeurs constitue un véritable argument de conseil.

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La conclusion des Notaires du Grand Paris est prudente : la baisse limitée des prix pourrait ne pas suffire à relancer la demande. Les conditions de crédit et la confiance des ménages restent les principaux déterminants des prochains mois.

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Sources :

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