Fin du gel des loyers liée au DPE : comment accompagner vos bailleurs en 2026

By janvier 21, 2026

Avec l’entrée en vigueur de la réforme du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) au 1ᵉʳ janvier 2026, certains logements mal notés se voient reclassés vers des étiquettes énergétiques plus favorables. Cette évolution entraîne la fin du gel des loyers pour de nombreux bailleurs. Pour les professionnels de l’immobilier, il devient essentiel de savoir accompagner et informer efficacement les propriétaires afin d’intégrer ces changements dans la gestion locative et les arbitrages patrimoniaux.

 

Ce qui change réellement en 2026

La réforme du DPE modifie notamment la méthode de calcul du diagnostic, en ajustant le coefficient de conversion de l’électricité. Cette mise à jour, voulue par les autorités, permet à près de 850 000 logements chauffés à l’électricité de sortir des classes énergétiques les plus basses (F et G).

Autre conséquence concrète : pour les logements concernés, la restriction du gel des loyers, appliquée aux passoires thermiques, peut être levée dès lors que le logement remonte à une classe supérieure grâce au nouveau DPE.

 

Pourquoi cela impacte les bailleurs

Jusqu’ici, les classes F et G déclenchaient deux contraintes principales pour les propriétaires :

. L'interdiction de louer les logements très énergivores (G depuis 2025) ;

. Le gel des loyers : impossibilité de les augmenter tant que le logement restait dans ces classes.

Avec le reclassement possible grâce à la réforme DPE, certains bailleurs peuvent enfin réviser leurs loyers selon les règles locales, sans être bloqués par la réglementation précédente. Cela peut améliorer le rendement locatif et rendre certains biens plus attractifs pour l’investissement.

 

Adapter votre discours professionnel dès maintenant

Face à ces évolutions, les professionnels doivent savoir :

1. Vérifier le nouveau DPE
Un bailleur doit comprendre que l’ancien diagnostic peut ne plus refléter la réalité du bien en 2026. Encourager l’actualisation du DPE — même si le diagnostic existant reste valable — permet d’anticiper les possibilités de reclassement.

2. Expliquer les conséquences sur le loyer
Un logement qui sort d’une classe affectée par le gel peut revoir son loyer à la hausse, soit à l’occasion d’un renouvellement de bail, soit à une relocation — sous réserve, bien sûr, de respecter les règles d’encadrement ou d’indexation locales (IRL, dispositifs d’encadrement des loyers, etc.).

3. Repositionner la stratégie locative
Cette réforme ouvre une fenêtre d’opportunité pour certains bailleurs qui avaient retardé la mise en location ou la rénovation par manque d’incitations. En tant que professionnel, il est essentiel de replacer ce sujet dans une vision globale (rénovation, rendement, durée d’investissement).

 

Anticiper les objections et rassurer les propriétaires

Certains bailleurs pourraient être sceptiques, par exemple parce qu’ils confondent le gel des loyers avec d’autres dispositifs comme l’encadrement des loyers, désormais pérennisé dans plusieurs grandes villes.

Ton rôle : clarifier les règles, distinguer la logique du DPE de celle de l’encadrement, et donner des exemples concrets de ce qui est possible ou non pour un bien donné.

 

Conseils pratiques pour les pros de l’immo

. Intégrez une étape DPE dans vos checklists de gestion locative dès le début de l’année.

. Formez vos équipes et vos bailleurs sur les implications de la réforme pour éviter les mauvaises surprises.

. Proposez des simulations avant et après reclassement pour montrer l’impact sur la rentabilité.

. Anticipez les échéances de renouvellement de bail pour recalculer les loyers potentiels.

 


 

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dernière modification le mercredi, 21 janvier 2026 14:05