Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est devenu un élément central de toute transaction immobilière. Depuis les réformes successives et le renforcement des obligations d’information, il ne s’agit plus d’un simple document administratif : il influence directement la valeur du bien, la négociation et la responsabilité juridique de l’agence.
1. Vérifier la validité du DPE
Premier réflexe incontournable : contrôler la date d’établissement du diagnostic.
Depuis la réforme du DPE, certains diagnostics réalisés entre 2013 et 2021 ne sont plus valables ou ont vu leur durée de validité réduite. Un DPE périmé expose l’agence à un risque juridique, notamment au titre de son obligation d’information et de conseil.
➡️ À vérifier :
. Date exacte du diagnostic
. Durée de validité (10 ans en principe, sous réserve des réformes transitoires)
. Conformité à la méthode 3CL actuelle
2. Contrôler la cohérence du classement énergétique
Le DPE influence aujourd’hui :
. La capacité de location future du bien
. Le niveau d’attractivité auprès des acquéreurs
. Le pouvoir de négociation
. L’accès au crédit dans certains cas
Les logements classés F ou G peuvent entraîner une décote importante. Les biens classés G sont déjà interdits à la location, et les interdictions progresseront vers les classes F et E dans les prochaines années.
➡️ L’agence doit :
. Informer clairement le vendeur des conséquences du classement
. Anticiper l’impact sur le prix
. Préparer des arguments commerciaux adaptés
3. Vérifier la mention obligatoire dans les annonces
Depuis plusieurs années, l’affichage du DPE est obligatoire dès la publication de l’annonce immobilière.
Doivent apparaître :
. La classe énergétique (A à G)
. La classe climat
. Le montant estimé des dépenses annuelles d’énergie
. La mention « logement à consommation énergétique excessive » pour les classes F et G
Une omission peut entraîner une sanction administrative et engager la responsabilité de l’agence.
4. Examiner les recommandations de travaux
Le DPE inclut désormais des recommandations visant à améliorer la performance énergétique du logement.
Même si ces travaux ne sont pas obligatoires dans le cadre d’une vente, ils peuvent :
. Servir d’argument de négociation
. Rassurer un acquéreur
. Justifier un positionnement prix
L’agence peut ainsi se positionner comme conseiller stratégique en accompagnant le vendeur dans une éventuelle stratégie d’amélioration avant commercialisation.
5. Anticiper les risques juridiques
Depuis que le DPE est devenu opposable juridiquement, un acquéreur peut engager la responsabilité du vendeur — et potentiellement celle de l’agence — en cas d’erreur manifeste.
Même si le diagnostiqueur reste responsable de son travail, l’agent immobilier doit démontrer qu’il a rempli son devoir de conseil et d’information.
➡️ Bonne pratique :
. Vérifier que le diagnostiqueur est certifié
. Conserver les documents dans le dossier
. Informer par écrit le vendeur en cas de doute
6. Intégrer le DPE dans la stratégie de prix
Le DPE influence désormais directement la valeur d’un bien.
Dans certaines zones, l’écart de prix entre un logement classé C et un logement classé F peut atteindre plusieurs pourcents significatifs.
Une estimation professionnelle doit donc intégrer :
. La performance énergétique
. Les futures obligations réglementaires
. Les coûts potentiels de rénovation
Le DPE devient un véritable outil stratégique d’estimation.
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